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La république est un défi

La Tunisie célèbre la fête de la république, mercredi 25 juillet.  Prenons la juste mesure de cet acquis symbolique, statutaire et effectif. Elle  se définit par la participation politique active des citoyens, qui choisissent les dirigeants, confirment leurs visions d’avenir, contrôlent leur gouvernance et mettent en échec les velléités autoritaires du pouvoir.  

Tunisie, l’heure des manœuvres

La Tunisie vit l’épreuve de l’attente. Le régime a différé le traitement, sinon le règlement, de la crise entre le gouvernement et la direction conjoncturelle de Nida Tounes, - ramadan et fêtes de l’aïd oblige .

Le sursaut ou le chao !

Avec le ramadan, la vie politique se ralentit. Les médias tunisiens délaissent les plateaux et les affrontements polémiques, pour se consacrer aux feuilletons à l’eau de rose. D’autre part, les chaînes étrangères, à destination de l’aire arabe, souvent mieux informées sur les aléas de l’actualité tunisienne et le jeu politique dans les coulisses, ont détourné leur regard, vers Londres et le conte de fées, du mariage du Prince Harry et de l’actrice américaine Mighan.

La crise de l'enseignement

Baisse du niveau général, affaiblissement de la connaissance des langues, programmes surchargés, favorisant l’apprentissage à la réflexion  et au développement de l’esprit critique, une réforme globale devrait être engagée, associant les enseignants avec  la participation des différents acteurs de la société civile et  les partis. Or, actuellement, les discours fondateurs des deux grands partis de la coalition gouvernementale excluent des visions partagées sur la question. De ce point de vue leurs conflits de culture sont irréductibles par définition.

L’égalité de l’héritage

Une lecture littérale du texte coranique condamnerait toute innovation, toute adaptation aux exigences des temps présents. Dans ce cas, la société musulmane vivrait selon la grille de valeurs, de la société patriarcale d’antan.

La guerre froide au Moyen-Orient

Nous adoptons la formulation de Pierre Razoux, dans son "Talk Stratégique" du Figaro, 8/12/2017. En effet, l’Arabie Saoudite et l’Iran se livrent à une guerre géopolitique, sous couvert d’une opposition religieuse entre Sunnites et chiites. Ils tissent des alliances en conséquences, rassemblant les pays du Golfe, à l’exception du Qatar avec l’Arabie Saoudite, alors que l’Iran compte sur Hizb Allah et soutient le régime syrien et l’opposition chiite au Yémen.

La vague de protestation en Iran

L’actualité a été marquée par la vague de protestation en Iran. Des observateurs occidentaux se sont hâtés de parler de l’annonce d’un  “printemps iranien”. Fait évident, aucun rapport entre les soulèvements arabes, vu le rôle de l’étranger, soucieux d’imposer le dépérissement de l’Etat, dans le cadre de la politique du grand Moyen-Orient ?